Sans Lui English Translation - Amandine Bourgeois

Sans Lui in English
Reviewed/Translated by John Elkhoury
COMPREHENSION DIFFICULTY: MEDIUM

Trois mois que ça dure et toujours pas d’orage
Three months that it lasted and still no thunderstorms
Pas une goutte de pluie n’est tombée sur notre histoire
Not a drop of rain has fallen on our story
Trois mois sur la route, la même route
Three months on the road, the same road
Mais j’ai voulu prendre à gauche et lui à droite
But I had wanted to turn left and him to the right
Rouler de jour et moi dans la nuit noire
Driving from the day and me in the black night

La Vérité sur le Prix des Bouteilles de Vin dans les Restaurants

En France, une bouteille se paie en moyenne 4 à 5 fois plus cher chez un restaurateur que son prix de vente chez le producteur. Une culbute sans équivalent en Europe.

Une bouteille de modeste entre-deux-mers, Château La Freynelle 2009, à 30 euros sur la carte du restaurant étoilé d'un grand hôtel de Bordeaux: 5 fois son prix moyen chez les cavistes, près de 10 fois le prix payé au producteur. Un vin de pays d'oc sur une grande table parisienne: 78 euros, environ 7 fois son prix d'achat. Et, dans la plupart des restaurants et brasseries de France, le verre de vin vendu au moins au prix où a été achetée la bouteille.

"C'est un scandale, s'insurge Olivier Poels, rédacteur en chef adjoint de La Revue du vin de France. La bouteille est presque toujours facturée au minimum 4 ou 5 fois le prix où elle a été achetée, jusqu'à 7, voire 10 fois dans les établissements les plus prestigieux." Seuls les grands vins échappent plus ou moins à cette règle. "Si le multiple est en moyenne de 4,5 pour une bouteille achetée 7 euros, il est de seulement 2,5 pour une bouteille achetée 25 ou 30 euros", constate François Lejeune, négociant en vins. La raison de cette dégressivité des prix est simple: si les coefficients habituels étaient appliqués aux vins les plus chers, ceux-ci seraient inabordables.Pour beaucoup, consommer du vin au restaurant est devenu un luxe hors de portée. "Franchement, c'est le dernier endroit où j'irais boire une bonne bouteille, confesse Jacques Berthomeau, consultant et auteur d'un blog renommé qui porte son nom. Trop souvent, dans la restauration française, le vin est à la fois la cinquième roue du carrosse et la vache à lait."